<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>It May All End Tomorrow (comme son titre l&apos;indique)</title><link>http://allendtomorrow.canalblog.com/</link><description>Des notes sur rien et la cr&#xe9;ation d&apos;un roman &#xe9;tape par &#xe9;tape, le tout orchestr&#xe9; par un jeune auteur, aspirant &#xe9;crivain, inspir&#xe9; par Cocteau, Dostoeivsky, le rock, le jazz.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 21 Dec 2009 01:16:17 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Notre (derni&#xe8;re) nuit ardente Partie 6</title><dc:creator>Paul Austere</dc:creator><link>http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2007/01/15/3702499.html</link><category> nos nuits ardentes- roman en ligne et en direct</category><comments>http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2007/01/15/3702499.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://allendtomorrow.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3702499/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2007/01/15/3702499.html</guid><description>&lt;p&gt; &lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/12/00/181132/9460293.jpg&quot; /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extrait des r&#xe9;p&#xe9;titions de Nos Nuits Ardentes (roman), Chapitre 3 page 6 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;The Psychedelic Furs : Heartbreak beat &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Sacha chercha en vain dans les moindres recoins de la discoth&#xe8;que, des sorties de secours &#xe0; la cabine du dj, sans trace du gar&#xe7;on blond. Il en vint &#xe0; croire que ce n’&#xe9;tait pas lui qui l’avait bouscul&#xe9; un peu plus t&#xf4;t et qu’il avait fait tout &#xe7;a, laisser Marie, passer une heure &#xe0; parcourir la boite de nuit en long et en large, pour rien. Au fur et &#xe0; mesure de ses recherches, il se fit servir de plus en plus d’alcool, pour se donner du courage, si bien qu’il &#xe9;tait d&#xe9;sormais saoul et incapable de continuer correctement ses recherches alors que les vibrations et les errements du sol jouaient des tours &#xe0; ses pieds. Il trouva une banquette et s’y &#xe9;croula. La prochaine chose dont il e&#xfb;t r&#xe9;ellement conscience, c’&#xe9;tait de discuter avec une jeune fille sur laquelle il &#xe9;tait &#xe0; moiti&#xe9; affal&#xe9;. Sa prise de conscience se manifesta par un &#xab; euuuuh &#xbb; interminable interrompant le discours qu’il &#xe9;tait entrain de lui tenir. Il avait oubli&#xe9; ce qu’il voulait dire et ce qu’il avait d&#xe9;j&#xe0; dit. Il se tut, donc, compl&#xe8;tement rel&#xe2;ch&#xe9;, un bras de la jeune fille autour de son cou, le sien pos&#xe9; sur sa cuisse d&#xe9;nud&#xe9;e. Le silence s’installa de longues minutes durant lesquels ils se contentaient de saisir des bribes de leurs souffles entre les morceaux que passaient le dj et sur lesquels, devant eux, se donnaient en spectacles des dizaines de jeunes gens de leur &#xe2;ge. La jeune fille trouva quelque chose &#xe0; dire. Elle commen&#xe7;a par respirer un grand coup, qui s’entendit m&#xea;me par-dessus la musique, fait incroyable, et lui demanda pourquoi il avait du sang sur lui. &#xab; Ce n’est pas du sang, r&#xe9;pondit-il, plus amus&#xe9; que surpris, c’est ma cravate, la couleur s’appelle ‘bourgogne’, si tu tiens vraiment &#xe0; finir la soir&#xe9;e en ayant appris quelque chose. &#xbb; Elle retira son bras du cou de Sacha, vex&#xe9;e, et soulevant brusquement ses genoux pour le faire partir, r&#xe9;torqua qu’elle ne parlait pas de sa cravate, mais bien des petites t&#xe2;ches de sang sur le c&#xf4;t&#xe9; de la jambe droite de son pantalon. Il se leva d’un bond et se pencha pour v&#xe9;rifier : elle avait raison, son pantalon noir &#xe9;tait parsem&#xe9; de t&#xe2;ches rouges qui se confondaient l&#xe9;g&#xe8;rement avec la mati&#xe8;re mais restaient assez nombreuses pour &#xea;tre visibles, m&#xea;me dans la p&#xe9;nombre de la boite de nuit. Il se r&#xe9;fugia d’un bond aux toilettes. A cette heure avanc&#xe9;e de la soir&#xe9;e, ils &#xe9;taient vides et sales des restes de leurs utilisateurs, flaques dans les coins, papiers, cigarettes et pr&#xe9;servatifs par terre. Au robinet, il tenta d’enlever les t&#xe2;ches avec de l’eau et du savon. Il n’oserait plus sortir maintenant qu’il connaissait l’existence de ses t&#xe2;ches, il aurait trop peur de se faire remarquer par n’importe qui, ou pire, la police. C’&#xe9;tait une de ces peurs non-fond&#xe9;e qui nous t&#xe9;tanisent &#xe0; l’instant pour mieux nous faire rire plus tard, bien au chaud dans nos pantoufles, &#xe0; la maison. Le plus il frottait, le plus les t&#xe2;ches disparaissaient derri&#xe8;res des bulles de savon pour mieux r&#xe9;appara&#xee;tre au rin&#xe7;age. Des gens circulaient derri&#xe8;re lui et il pensa que il &#xe9;tait trop tard pour rester discret et qu’il valait mieux qu’ils voient un idiot en train de nettoyer son pantalon plut&#xf4;t qu’un &#xe9;tranger avec des taches de sang sur ses v&#xea;tements. Il se pensait au-dessus de tout soup&#xe7;on quand une voix retentit juste derri&#xe8;re lui :&amp;nbsp; &#xab; Je me suis fait frapp&#xe9;, et pourtant tu as l’air en plus mauvaise &#xe9;tat que moi. Il n’y a pas de justice, hein ? &#xbb;. C’&#xe9;tait le gar&#xe7;on blond, droit et intact, arriv&#xe9; de nulle part, &#xe0; peine quelques contusions sur le nez, cons&#xe9;quence du contact de son visage avec le bitume lors de sa chute provoqu&#xe9;e plus t&#xf4;t, il y a des si&#xe8;cles de l&#xe0;. Un silence pesant s’installa, le gar&#xe7;on blond fixant Sacha, silencieux, un sourire &#xe9;trange aux l&#xe8;vres. Troubl&#xe9;, Sacha arr&#xea;ta de frotter son pantalon et se regarda dans la miroir salie et nervur&#xe9; des toilettes. Son visage avait empir&#xe9;. Il &#xe9;tait totalement boursoufl&#xe9;, des grosses poches s’&#xe9;tendaient de ses yeux &#xe0; la moiti&#xe9; de son visage, ses cheveux &#xe9;taient en d&#xe9;sordre et ses l&#xe8;vres s&#xe9;chaient de plus en plus en prenant une couleur violette. Derri&#xe8;re lui, le gar&#xe7;on blond souriait encore. Sacha lui demanda son nom d’une voix tremblante. Il s’appelait Patrick. &#xab; Patrick, je m’appelle Sacha et je suis vraiment d&#xe9;sol&#xe9; de t’avoir laiss&#xe9; l&#xe0;-bas sans appeler les secours&#xbb;. Le gar&#xe7;on nomm&#xe9; Patrick r&#xe9;pondit : &#xab; Ce n’est rien. Je suis s&#xfb;r que j’en aurais fait autant pour toi. Tu l’as rattrap&#xe9;e ?&#xbb;. Sacha fit mine de ne pas comprendre : &#xab; Qui &#xe7;a ? &#xbb;. &#xab; La fille &#xe0; la moto. Je voulais juste savoir si tu l’avais vue sans son casque. Si tu avais vu son visage &#xbb;. &#xab; Non &#xbb;, r&#xe9;pondit Sacha. &#xab; Dommage. Je suis s&#xfb;r qu’elle &#xe9;tait mignonne. &#xbb; Pris d’effroi, ne sachant plus diff&#xe9;rencier, le bas du haut, son propre reflet du gar&#xe7;on en face de lui, Sacha plongea son visage sous le robinet d’eau froide et avant qu’il ne puisse dire ou faire quoi ce soit d’autre, Patrick avait quitt&#xe9; les toilettes.&amp;quot;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 15 Jan 2007 21:16:00 GMT</pubDate></item><item><title>Notre (derni&#xe8;re) nuit ardente Partie 5</title><dc:creator>Paul Austere</dc:creator><link>http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2007/01/15/3702409.html</link><category> nos nuits ardentes- roman en ligne et en direct</category><comments>http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2007/01/15/3702409.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://allendtomorrow.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3702409/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2007/01/15/3702409.html</guid><description>&lt;p&gt;Extrait des r&#xe9;p&#xe9;titions de Nos Nuits Ardentes (roman), Chapitre 3 page 5 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;New Order - Let&apos;s Go (nothing for me)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Le t&#xe9;l&#xe9;phone vibra dans sa poche. D&#xe9;j&#xe0; lanc&#xe9; sur la route, il leva tr&#xe8;s l&#xe9;g&#xe8;rement le pied le temps de l’extirper de son pantalon qui collait contre sa peau en sueur. Sur l’&#xe9;cran retro-&#xe9;clair&#xe9; le nom de Marie s’affichait en grand et illuminait l’int&#xe9;rieur sombre de sa voiture. C’&#xe9;tait un message. &#xab; G suis ou on devais &#xea;tre. &#xe9; ou tu devrais &#xea;tre. Oublions tout ca &#xbb;. Il ne put d&#xe9;chiffrer ces hi&#xe9;roglyphes &#xe0; la premi&#xe8;re lecture. Etait-ce l’&#xe9;criture ou la formulation ? Ce texte lui semblait prendre la forme d’un code secret qui illumina en lui les sentiments qu’avait effac&#xe9; son sprint nocturne. Marie avait retrouv&#xe9; leurs amis. En une fraction de seconde, il reprit conscience de leur vie &#xe0; tous les deux avant l’accident. Tout bascula &#xe0; nouveau, comme les &#xe9;v&#xe9;nements n’avaient pas arr&#xea;t&#xe9; de basculer toute la journ&#xe9;e. Plus tard, peut &#xea;tre pour se justifier, il analysa sa d&#xe9;cision de faire demi-tour et de retrouver Marie, non pas comme un abandon, mais comme un bond en avant. Affronter les difficult&#xe9;s. Une prise en main de son destin, bien plus courageuse que de suivre la fille &#xe0; la moto. Il fit demi-tour, en direction de la boite de nuit. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Sur la piste, il dansait, balan&#xe7;ait son corps contre les autres convives, secouait sa t&#xea;te, et ne pouvait se d&#xe9;tacher de l’impression que tout le monde autour de lui le regardait et comprenait ce qui s’&#xe9;tait pass&#xe9; dans la soir&#xe9;e. En fait, il essayait de savoir si les gens le regardaient vraiment avec insistance ou si c’&#xe9;tait dans sa t&#xea;te. La cravate rouge qu’il portait par dessus sa chemise en soie virevoltait au rythme des pas de danse et lui infligeait des petites claques sur le visage quand il s’agitait de trop. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Marie lui avait dit &#xe0; son arriv&#xe9;e, descendu en trombe de la voiture qu’il avait forc&#xe9; dans ses limites pour arriver jusqu’&#xe0; la boite de nuit : &#xab; Tu as l’air horrible ! Si fatigu&#xe9;… Rentre chez toi, ce n’est pas grave &#xbb;, mais il n’avait pas voulu l’&#xe9;couter. Elle l’avait emp&#xea;ch&#xe9; de suivre la fille &#xe0; la moto, tout &#xe7;a pour qu’il se trouve l&#xe0;, en sueur, serr&#xe9; contre d’autres gens en sueur, tentant de danser au plus pr&#xe8;s de la climatisation, alors il allait en profiter. Son visage br&#xfb;lait d’une fi&#xe8;vre infectieuse qui s’&#xe9;tendait lentement au reste de son corps. La musique se fit syncop&#xe9;e. Les projecteurs clignot&#xe8;rent par alternance. Les danseurs disparaissaient et r&#xe9;apparaissaient. Il ne reconnaissait plus le disque. Marie fut en face de lui. Elle lui prit les deux mains. Elle dansa avec lui. Se colla contre lui. Se s&#xe9;para de lui. Se colla contre lui. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Quelqu’un, un autre danseur, se cogna violemment contre son dos. Le temps de se retourner, transport&#xe9; par une col&#xe8;re injustifi&#xe9;e qui grandissait en lui depuis longtemps, et il crut reconna&#xee;tre une masse de cheveux blonds qui s’&#xe9;loignait au milieu de la foule, se frayant tant bien que mal un chemin parmi les danseurs nerveux, en direction du bar dans une autre salle. C’&#xe9;tait le gar&#xe7;on qui s’&#xe9;tait fait agresser avec eux. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Il voulut imm&#xe9;diatement le suivre et fut retenu par la force surprenante du bras de Marie qui le tira &#xe0; elle. Elle lui sourit, fit semblant de ne pas voir qu’il avait &#xe9;t&#xe9; distrait et paraissait ne pas avoir remarqu&#xe9; le gar&#xe7;on blond. Sacha essaya de se soustraire &#xe0; son &#xe9;treinte tout en suivant le gar&#xe7;on blond du regard. Marie finit par le l&#xe2;cher, comme un abandon, tandis qu’il se d&#xe9;battait, tant et si bien qu’il faillit &#xea;tre projet&#xe9; &#xe0; terre par sa propre force. Elle s’&#xe9;loigna, ostensiblement en col&#xe8;re, percutant les autres danseurs. Parce qu’il avait perdu le gar&#xe7;on blond du regard, il la suivit. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Elle l’emmena pr&#xe8;s de la sortie de la discoth&#xe8;que devant la porte entrouverte par laquelle filtrait la chaleur de la nuit si semblable &#xe0; l’air &#xe9;touffant de la journ&#xe9;e, r&#xe9;cup&#xe9;rant au passage ses affaires. Se retournant enfin, le fixant droit dans les yeux, r&#xe9;v&#xe9;lant le mascara noir qui commen&#xe7;ait &#xe0; s’&#xe9;couler des siens, elle dit &#xab; Je rentre. Je te laisse le choix. Ou tu viens avec moi l&#xe0; tout de suite. Ou bien tu me laisse sur le pas de cette porte, parce que pour je ne sais quelle raison tu n’as pas envie de me voir ce soir, de la m&#xea;me fa&#xe7;on que tu n’avais pas envie d’&#xea;tre avec moi tout &#xe0; l’heure, de me r&#xe9;conforter et de partager ma peur, et alors&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;on se reverra quand tu te seras repos&#xe9;, quand tu auras quitt&#xe9; ce tain blafard, et ce sera &#xe0; moi de d&#xe9;cider o&#xf9;, quand et si j’en ai envie &#xbb;. Sacha scruta d’un œil la piste de danse en contrebas dans l’espoir d’y apercevoir la gar&#xe7;on blond. Il &#xe9;tait sans doute toujours au bar. Il voulait lui parler mais il ne voulait pas que Marie l’aper&#xe7;oive. Alors il la laissa partir. Ce serait trop facile de r&#xe9;duire la d&#xe9;cision et ses cons&#xe9;quences &#xe0; cela et pourtant, &#xe0; l’instant crucial, celui durant lequel il aurait pu, ou du, prendre sa main, lui demander de rester, lui proposer de changer, s’excuser, partir avec elle, la seule chose qu’il lui vint en t&#xea;te c’&#xe9;tait de la honte. Honte de n’avoir rien pu faire bien plus t&#xf4;t, pour lui, pour elle, pour le gar&#xe7;on blond et m&#xea;me la fille &#xe0; la moto. Il ne pourrait jamais se pardonner &#xe0; lui-m&#xea;me et ne pouvait donc accepter que Marie lui pardonne. Il se rappela son reflet dans le r&#xe9;troviseur. Avait-il encore ce m&#xea;me visage ? Il d&#xe9;cida que oui et il laissa partir Marie, dans un lent soupir rendu inaudible par la musique de la boite de nuit. Peut-&#xea;tre que ce soupir aurait pu faire la diff&#xe9;rence. Qu’elle aurait pu tout comprendre. Mais elle partit sans se retourner. &amp;quot;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 15 Jan 2007 21:08:52 GMT</pubDate></item><item><title>Notre (derni&#xe8;re) nuit ardente Partie 4</title><dc:creator>Paul Austere</dc:creator><link>http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2007/01/04/3595591.html</link><category> nos nuits ardentes- roman en ligne et en direct</category><comments>http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2007/01/04/3595591.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://allendtomorrow.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3595591/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2007/01/04/3595591.html</guid><description>&lt;p&gt;Extrait des r&#xe9;p&#xe9;titions de Nos Nuits Ardentes (roman), Chapitre 3 page 4:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;The Cure : The Holy Hour&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;object id=&quot;dewplayer&quot; codebase=&quot;http://fpdownload.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.c
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&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La boite de nuit diffusait une sorte de rock acc&#xe9;l&#xe9;r&#xe9; au moins 2 fois. Sacha avait rejoint Marie il y avait une heure d&#xe9;j&#xe0;, vers 2 heures du matin. C’&#xe9;tait une chose &#xe9;trange &#xe0; faire. Etre dans une boite de nuit quelques heures seulement apr&#xe8;s avoir cru mourir. Marie avait &#xe9;t&#xe9; auscult&#xe9;e par les ambulanciers puis laiss&#xe9;e sur place tandis que le gar&#xe7;on blond &#xe9;tait transport&#xe9; aux urgences. Il irait bien. Elle resta un long moment &#xe0; regarder les pompiers d&#xe9;sincarc&#xe9;rer le conducteur de la voiture. Au bout de quelques minutes, elle &#xe9;tait pass&#xe9;e du centre de l’attention &#xe0; la simple spectatrice. Un pompier lui demanda m&#xea;me de partir, de les laisser travailler. Elle resta cependant assez longtemps pour voir le corps calcin&#xe9; et meurtri du conducteur &#xea;tre d&#xe9;pos&#xe9; sur une civi&#xe8;re. Il &#xe9;tait encore en vie. Elle ne trouva rien d’autre &#xe0; faire que de rejoindre les amis avec qui elle aurait du passer la soir&#xe9;e. Elle &#xe9;tait seule. Sacha avait disparu. Il poursuivait la fille &#xe0; la moto, il errait &#xe0; toute allure dans une grande avenue puis pensant reconna&#xee;tre le feu arri&#xe8;re de la moto, il s’engageait dans une rue perpendiculaire qui n’&#xe9;tait autre qu’un cul de sac au fond duquel un homme assez &#xe2;g&#xe9; et bedonnant pour ne pas &#xea;tre confondu avec la fille &#xe0; la moto descendait d’une Harley Davidson. En marche arri&#xe8;re, il s’&#xe9;tait extrait &#xe0; tout allure de l’impasse juste &#xe0; temps pour voir la fille &#xe0; la moto traverser un pond au-dessus de lui. Il descendit de la voiture, la laissa, porti&#xe8;re ouverte, au milieu de la route et entreprit de monter l’escalier qui permettait de rejoindre le haut du pont. Arriv&#xe9; en haut, il ne pouvait d&#xe9;j&#xe0; plus apercevoir la moto et pourtant continua &#xe0; courir, de toutes ses forces, effectuant des bonds &#xe0; chaque foul&#xe9;e, se sentant plus l&#xe9;ger que jamais il n’avait &#xe9;t&#xe9;, ressentant comme une intense sensation d’accomplissement, presque persuad&#xe9; de pouvoir ainsi rattraper la fille &#xe0; la moto. Il crut entendre le bruit d’un moteur, mais peut-&#xea;tre &#xe9;tait-ce ses oreilles qui bourdonnaient sous l’effort. Tr&#xe8;s rapidement, ses forces d&#xe9;clin&#xe8;rent. Il s’arr&#xea;ta sur le bas c&#xf4;t&#xe9;, aussi vid&#xe9; qu’il s’&#xe9;tait senti fort quelques secondes auparavant. Etrangement, il repris son souffle sans difficult&#xe9;. Ses jambes &#xe9;tait fra&#xee;ches et insensibles. Il ne ressentait aucun point &#xe0; l’estomac. Toute la douleur, toute la tension subit lors de ce long sprint, &#xe9;tait venue s’accumuler dans son esprit. Il se sentit vieillir d’un coup. Il avait acquis une lucidit&#xe9; sereine, mais effrayante. Il ne voulait plus rentrer chez lui. Il ne voulait plus rentrer chez Marie. Il ne voulait m&#xea;me plus la voir, il ne voulait plus l’entendre, il ne voulait plus sentir qu’elle l’aimait. Il voulait du changement et se sentir exister. Il voulait d&#xe9;couvrir des nouvelles situations et se sentir les ma&#xee;triser. Il voulait enfin gagner, il voulait &#xea;tre regard&#xe9; comme un inconnu, il voulait surprendre et s’extirper d’un monde o&#xf9; tout de lui &#xe9;tait attendu, connu d’avance, et o&#xf9; aucun de ses faits et gestes n’avait plus d’importance, car r&#xe9;p&#xe9;t&#xe9; encore et encore comme une boucle math&#xe9;matique sans fin. Il devait se d&#xe9;barrasser des restes d’une vie morte qu’il croyait encore vivre comme les bless&#xe9;s croient sentir leurs membres amput&#xe9;s. Il ne pouvait plus r&#xe9;fl&#xe9;chir – il ne voulait plus r&#xe9;fl&#xe9;chir. Il avait toutes les solutions en lui, il lui suffisait de vivre. Tout en faisant tourner ses id&#xe9;es dans sa t&#xea;te, il avait rejoint sa voiture, presque irr&#xe9;elle, au milieu de la route d&#xe9;serte, ouverte, les phares allum&#xe9;es, le moteur tournant, au milieu de la route, intacte, pr&#xe9;serv&#xe9;e, pr&#xea;te &#xe0; reprendre son chemin. Dans l’habitacle, il r&#xe9;orienta le r&#xe9;troviseur et s’y observa : son visage refl&#xe9;tait une expression s&#xe9;rieuse, d&#xe9;cid&#xe9;e. M&#xea;me quand il essayait de sourire, cette expression dominait. Elle &#xe9;tait calme, ma&#xee;tris&#xe9;e au milieu de la temp&#xea;te de ses sentiments. Elle &#xe9;tait fix&#xe9;e &#xe0; lui, malgr&#xe9; les grimaces qu’il se faisait, malgr&#xe9; le rose qui illuminait ses joues apr&#xe8;s le petit sprint improvis&#xe9;. Il se trouva de nombreux points communs avec sa voiture abandonn&#xe9;e. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En se rem&#xe9;morant le circuit routier de la ville, il d&#xe9;duisit que la fille &#xe0; moto allait prendre, en suivant la route apr&#xe8;s le pont, la nouvelle autoroute souterraine. Il en &#xe9;tait certain, ce pont, en redescendant, amenait, un kilom&#xe8;tre plus loin, &#xe0; l’entr&#xe9;e du tunnel. Il n’aurait eu qu’&#xe0; foncer &#xe0; travers les petites rues de la ville jusqu’&#xe0; l’endroit du centre o&#xf9; le tunnel se terminait en attendant que les travaux ne soient achev&#xe9;s, et coincer la fille &#xe0; la moto quand elle en sortirait. &#xc7;a, ou il l’aurait suivit jusque chez elle.&amp;quot; &lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 04 Jan 2007 16:04:00 GMT</pubDate></item><item><title>Notre (derni&#xe8;re) nuit ardente Partie 3</title><dc:creator>Paul Austere</dc:creator><link>http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2006/11/13/3160240.html</link><category> nos nuits ardentes- roman en ligne et en direct</category><comments>http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2006/11/13/3160240.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://allendtomorrow.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3160240/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2006/11/13/3160240.html</guid><description>&lt;p&gt;Extrait des r&#xe9;p&#xe9;titions de Nos Nuits Ardentes (roman), Chapitre 3 page 3:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot; &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/The_Field_Mice&quot;&gt;The Field Mice&lt;/a&gt; - Sensitive&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le gar&#xe7;on blond continua &#xe0; avancer, tentant difficilement de trouver de l’aide dans la direction de Sacha et Marie. Le motard ne braquait plus d’arme sur eux et peut-&#xea;tre que Sacha aurait pu tenter quelque chose. Se jeter sur lui, lui prendre son arme ou tout simplement prendre la fuite. Lucide, il se contenta d’attraper le bras du gar&#xe7;on blond, d’essayer de le soulever pour qu’il se rel&#xe8;ve, en vain. Le gar&#xe7;on blond restait au sol, sonn&#xe9;, les jambes et les bras contorsionn&#xe9;s par la douleur, seul son visage ressortant de l’amas ensanglant&#xe9; de son corps, perdant ses yeux vides en direction de Sacha qui observa longuement ce visage, les yeux bleus pales de cet &#xe9;tranger exprimant une terreur sans fin, la couleur de son sang r&#xe9;pandu qui semblait bien trop irr&#xe9;elle, les bulles d’h&#xe9;moglobine qui se d&#xe9;tachaient de ses narines &#xe0; chacune de ses expirations douloureuses. Soudain interrompu dans sa contemplation, il entendit une voix &#xe9;touff&#xe9;e qui se faisait violence, une voix aigu&#xeb; qu’on essayait de camoufler et qui s’adressait &#xe0; lui depuis le distributeur automatique, &#xe0; travers le casque du motard, et qui lui demandait son code bancaire. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le motard balan&#xe7;ait le casque, et ce qui devait &#xea;tre sa t&#xea;te &#xe0; l’int&#xe9;rieur, de haut en bas en guise d’exasp&#xe9;ration. Sacha lui hurla les quatre chiffres, la voix tremblante d’&#xe9;motion, l’esprit saisi d’un vertige, le corps tout entier boulevers&#xe9; par cet instant o&#xf9; il pronon&#xe7;ait &#xe0; haute voix cette combinaison pourtant si simple, qui le d&#xe9;finissait peut-&#xea;tre mieux que n’importe quelle description, emport&#xe9; qu’il &#xe9;tait par la solennit&#xe9; de ce moment comme s’il pronon&#xe7;ait son v&#xe9;ritable nom pour la premi&#xe8;re fois : &amp;quot; 1607 &amp;quot;. Il regarda Marie et ressentit le m&#xea;me m&#xe9;lange de honte et d’espoir que la premi&#xe8;re fois o&#xf9; il s’&#xe9;tait montr&#xe9; nu devant elle. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le motard, visiblement tendu, se pencha contre le clavier pour taper les chiffres. A force d’excitation, ce qui ressemblait &#xe0; un liquide brun&#xe2;tre s’&#xe9;chappa de l’arri&#xe8;re de son casque, &#xe0; une vitesse tr&#xe8;s rapide et arr&#xea;ta soudain son d&#xe9;veloppement &#xe0; la hauteur de ses fesses. Le vent souffla &#xe0; nouveau et souleva le liquide brun&#xe2;tre, le s&#xe9;parant en des dizaines et des dizaines de filaments d’&#xe0; peine un millim&#xe8;tre. C’&#xe9;taient des cheveux. Des cheveux longs et soyeux qui venaient de croiser le regard de Sacha. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le compte de Sacha fut vid&#xe9; tr&#xe8;s vite mais dans cet intervalle, il comprit que ces cheveux bien trop longs, bien trop soyeux, &#xe9;taient ceux d’une femme. Et quand le motard se retourna, ouvrit sa veste pour y glisser les billets, il put discerner la forme de seins sous l’&#xe9;paisseur de cuir. Il ne savait que faire. C’&#xe9;tait bien une fille. Il se mit &#xe0; remarquer des d&#xe9;tails qui lui avait &#xe9;chapp&#xe9;, toutes les parties de son anatomie qui apparaissaient, sa main droite, alors qu’elle avait enlev&#xe9; son gant pour pianoter sur le clavier du distributeur automatique, un morceau de son cou, entre le bas de son casque et le haut de son t-shirt blanc qui se d&#xe9;voilait sous la veste en cuir entrouverte. Il pourrait peut-&#xea;tre prendre l’avantage sur elle. Et soudain il se surprit &#xe0; ressentir un sentiment d&#xe9;plac&#xe9; : il avait honte et peur que Marie l’ait vu la regarder avec plus d’instance qu’il n’aurait du dans cette situation. Puis il remarqua pour lui-m&#xea;me qu’il l’avait regard&#xe9;e avec plus d’insistance qu’il n’aurait du dans n’importe quelle situation. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est &#xe0; cet instant pr&#xe9;cis qu’une voiture d&#xe9;capotable lanc&#xe9;e &#xe0; vive allure fit demi-tour apr&#xe8;s les avoir d&#xe9;pass&#xe9;s en trombe. La voiture fon&#xe7;a dans leur direction, le conducteur comme fou au volant, hurlant une phrase que Sacha ne comprit pas imm&#xe9;diatement, la fille en motard se jetant sur le c&#xf4;t&#xe9;, juste avant que la voiture ne percute, &#xe0; l’endroit exact o&#xf9; elle se tenait, le distributeur automatique, s’encastrant dans la machine du capot jusqu’&#xe0; la moiti&#xe9; de l’habitacle, lan&#xe7;ant des gerbes incontr&#xf4;l&#xe9;es de sang en une fraction de seconde. Ce n’est qu’une fois que la voiture recula l&#xe9;g&#xe8;rement sous l’impact, manquant de l’&#xe9;craser, qu’il comprit ce qu’avait dit le conducteur. &amp;quot; B&#xe9;nar&#xe8;s, c’est mon tour de me venger &amp;quot;. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La fille en motard ne perdit pas de temps. Elle avait couru d&#xe8;s qu’elle avait aper&#xe7;u la voiture lui foncer dessus et enfourchait d&#xe9;j&#xe0; sa moto rouge, &#xe0; une dizaine de m&#xe8;tres de ce qui restait du distributeur automatique, non loin de la voiture de Sacha. Elle d&#xe9;marra d’un coup sec de son pied sur le starter et partit sans m&#xea;me se retourner sur l’endroit de sa mort potentielle. Ses cheveux s’anim&#xe8;rent sous l’effet du vent. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De la fum&#xe9;e avait d&#xe9;sormais remplac&#xe9; tout l’air qui avait pu circuler entre les otages. Oubliant tout de Marie, du gar&#xe7;on blond, du bruit atroce que produisaient les restes du moteur de la voiture, compact&#xe9;s, ronronnant comme un animal hurle, au milieu des d&#xe9;charges &#xe9;lectriques qu’envoyait le distributeur automatique &#xe9;ventr&#xe9;, Sacha courut vers sa voiture. Marie essaya de le retenir, ne comprenant pas pourquoi il partait, o&#xf9; il allait. Il arracha sa main de son bras. Il ne r&#xe9;pondit pas &#xe0; ses paroles, devenant bient&#xf4;t des cris, fondant vite en supplices. Il la laissa seule et ne se retourna pas. Seule avec un jeune homme en sang et une voiture qui avait fusionn&#xe9;e avec son occupant. Elle tira d’abord le gar&#xe7;on blond, apparemment inconscient, jusqu’&#xe0; ce qu’il soit hors de port&#xe9;e des d&#xe9;charges &#xe9;lectriques, puis, extenu&#xe9;e par l’effort physique que cela avait demand&#xe9; et par l’amas de fum&#xe9;es qu’elle avait aval&#xe9;, s’&#xe9;croula &#xe0; ses c&#xf4;t&#xe9;s, contre la premi&#xe8;re marche d’un escalier. C’est &#xe0; ce moment-l&#xe0;, peut-&#xea;tre un peu plus tard, quand elle commen&#xe7;ait &#xe0; se sentir mieux, quelques minutes apr&#xe8;s l’accident, tout au plus, que quelque chose s’ajouta aux bruits stridents que produisaient les restes de la voiture. Ce son devint de plus en plus fr&#xe9;quent, il ressortait particuli&#xe8;rement lorsque la voiture, pour reprendre son souffle sans doute, arr&#xea;tait d’hurler. L’ou&#xef;e de Marie avait &#xe9;t&#xe9; s&#xe9;v&#xe8;rement attaqu&#xe9;e par le bruit de l’accident. Elle dut se lever sur une intuition, d&#xe9;plier ses jambes endolories par un traumatisme invisible et s’approcher du v&#xe9;hicule, prudemment, pour &#xe9;viter les d&#xe9;charges. C’&#xe9;tait une voix, provenant de la fum&#xe9;e, provenant de l’accident, en plein dans l’&#xe9;picentre, en plein dans la voiture. Elle prit tardivement conscience qu’elle devait appeler une ambulance.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sacha d&#xe9;marra en trombe dans l’espoir de suivre la moto qui disparaissait d&#xe9;j&#xe0; au loin dans l’avenue. Il avait raison depuis le d&#xe9;but : il avait oubli&#xe9; de fermer sa porti&#xe8;re &#xe0; clef. Dans sa t&#xea;te, il commen&#xe7;ait seulement &#xe0; entendre Marie l’appeler. &amp;quot; O&#xf9; tu vas ? Qu’est-ce que tu fais ? Reste ! Reste ! &amp;quot;. Trop tard, dans son champs de vision, il n’avait plus que cette m&#xe8;che de cheveux, filant au loin, port&#xe9;e par le vent. Il violenta l’acc&#xe9;l&#xe9;rateur. &amp;quot;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 13 Nov 2006 21:58:00 GMT</pubDate></item><item><title>Notre (derni&#xe8;re) nuit ardente Partie 2 </title><dc:creator>Paul Austere</dc:creator><link>http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2006/11/09/3126455.html</link><category> nos nuits ardentes- roman en ligne et en direct</category><comments>http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2006/11/09/3126455.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://allendtomorrow.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3126455/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2006/11/09/3126455.html</guid><description>&lt;p&gt;Extrait des r&#xe9;p&#xe9;titions de Nos Nuits Ardentes (roman), Chapitre 3 page 2:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Slowdive - Spanish Air&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sortant sa carte bleue de son &#xe9;tui, il douta d’avoir ferm&#xe9; &#xe0; clef sa voiture. Devant lui, un jeune homme aux cheveux blonds longs jusqu’aux &#xe9;paules occupait le seul distributeur. Sacha regardait sa voiture, &#xe0; quelques dizaines de m&#xe8;tres de lui seulement, de l’autre c&#xf4;t&#xe9; de la rue, et la simple pens&#xe9;e qu’elle pouvait &#xea;tre &#xe0; la merci des voleurs commen&#xe7;ait seconde apr&#xe8;s seconde, &#xe0; l’obs&#xe9;der plus que de raison. Il se retourna de nouveau en direction du gar&#xe7;on blond et fut surpris par le visage de Marie, juste en face de lui, &#xe0; quelques centim&#xe8;tres &#xe0; peine. Elle l’embrassa avant m&#xea;me qu’il n’ait pu dire un mot. Un baiser de salutation, un baiser pour se dire bonjour, comme &#xe7;a, sans vraiment y penser, des choses que ne pourraient comprendre un c&#xe9;libataire. A son regard, elle sut qu’elle devait s’expliquer : &amp;quot; J’&#xe9;tais en retard. D’ailleurs on dirait que je n’&#xe9;tais pas la seule – elle lui fit un clin d’œil- et je t’ai vu sur le trottoir. Je suis gar&#xe9;e juste l&#xe0;, un peu plus haut dans la rue &amp;quot;. Il comprit qu’il ne verrait pas le masque sur son visage. Pas ce soir. D’une certain fa&#xe7;on, tr&#xe8;s &#xe9;trange, il fut presque d&#xe9;&#xe7;u et d&#xe9;cida de l’embrasser &#xe0; nouveau, pour oublier, mettant ses bras autour d’elle, la serrant contre lui, &#xe9;changeant son souffle avec le sien, caressant le bout de son nez avec son propre nez.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et ils se sentirent observ&#xe9;s. C’est un sentiment que l’on ressent tr&#xe8;s souvent, &#xe0; deux, quand on s’embrasse. Justifi&#xe9; ou non, c’est typique lors des baisers passionn&#xe9;s en public, ceux pour lesquels on ferme les yeux, c’est m&#xea;me naturel. Au bout de moment, Sacha et Marie s’y &#xe9;taient habitu&#xe9;s, comme tous le monde. Mais il leur arrivait, &#xe0; l’un comme &#xe0; l’autre, d’ouvrir les yeux juste quelques instants, pour v&#xe9;rifier. M&#xea;me s’il n’y a rien &#xe0; faire que de les fermer &#xe0; nouveau et oublier qu’on est observ&#xe9;. Les curieux peuvent &#xea;tre n’importe qui : un autre couple avec qui l’on partage de fait un instant de complicit&#xe9;, une vieille personne &#xe0; qui cela rappelle des bons souvenirs, un jeune homme silencieux qui, bien qu’il fasse de son mieux pour ne pas &#xea;tre vu, &#xe0; l’air d’un pervers. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sacha se d&#xe9;cida &#xe0; regarder, juste quelques instants, et il le vit. Puis, il referma les yeux et continua comme si de rien &#xe9;tait. Il ne trouva rien &#xe0; faire. A peine ses yeux clos, il fut pris d’une peur terrible. Et le baiser continua et continua encore plusieurs longues secondes. Il avait du s’immobiliser, se raidir, arr&#xea;ter de r&#xe9;agir &#xe0; la langue de Marie car elle se rendit compte de quelque chose et s&#xe9;para ses l&#xe8;vres des siennes. Alors, comme d’un r&#xea;ve auquel on est arrach&#xe9;, il ouvrit les paupi&#xe8;res &#xe0; contrecœur et voulut prot&#xe9;ger Marie. Il aurait voulu qu’elle ne voit pas ce qu’il avait vu. Il la poussa derri&#xe8;re lui dans un geste de protection qui l’alerta, et c’&#xe9;tait trop tard. Elle l’avait vu et sursauta. Elle n’hurla pas. C’est ce qu’il avait pu craindre le plus, durant ces quelques secondes de panique pure, il n’aurait sans doute pas pu s’emp&#xea;cher d’hurler lui aussi. Elle sursauta, et il se dressa devant elle. Et ils attendirent que quelque chose se passe.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un homme en combinaison de moto, bottes, veste en cuir et casque sur la t&#xea;te, les visait avec un pistolet, deux m&#xe8;tres en face d’eux. Et ce fut la derni&#xe8;re fois que Marie et Sacha eurent conscience de la marche du temps. Peut-&#xea;tre la premi&#xe8;re aussi. Ils eurent l’impression de tomber dans un gouffre au ralenti. Ils se rappelaient qu’ils respiraient parce que leur souffle fort et oppress&#xe9; &#xe9;tait la seule chose qu’ils entendaient. Ils se rappelaient que du sang coulait dans leur veine parce que leur corps tout entier s’&#xe9;tait mis &#xe0; battre et &#xe0; trembler au rythme de leur cœur. Ils se rappelaient que la terre vivait autour d’eux parce que le vent venait soulever silencieusement leurs cheveux. Sous l’effet de la surprise, leurs corps s’&#xe9;taient s&#xe9;par&#xe9;s et n’&#xe9;taient plus reli&#xe9;s que part une seule main que l’un et l’autre serrait bien plus fort que d’habitude, bien plus fort qu’&#xe0; la normale. Rien ne se passait et rien ne se passa encore pendant au moins dix secondes. C’&#xe9;tait long, dans cette situation. Le doigt du motard &#xe9;tait presque tremblant sur la g&#xe2;chette, ils pouvaient le voir m&#xea;me de l&#xe0; o&#xf9; ils &#xe9;taient. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et soudain appliquant un doigt gant&#xe9; de son autre main contre son casque, &#xe0; l’endroit o&#xf9; devait se trouver sa bouche, il esquissa un signe pour leur ordonner de se taire, levant le bras tr&#xe8;s lentement, seulement trahi par le bruit du frottement de sa veste en cuir, unique signe de vie de cette cr&#xe9;ature sombre, noire de la t&#xea;te au pied, dont rien n’&#xe9;chappait, pas un souffle, pas un battement de cœur. Comme contre un bloc d’acier, le vent qui soufflait se contentait de s’&#xe9;craser, ne faisant rien se mouvoir de ce corps brut.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ils n’avaient m&#xea;me pas chercher &#xe0; comprendre le pourquoi de cette attaque. Quand le motard commen&#xe7;a &#xe0; bouger, Sacha se souvint du gar&#xe7;on blond au distributeur, et il comprit tout. C’&#xe9;tait une b&#xea;te attaque pour de l’argent. Abasourdi, comme se r&#xe9;veillant d’un long sommeil, ses muscles picotant, sa peau frissonnant, il se rendit &#xe0; peine compte que le motard, passant &#xe0; sa hauteur, lui avait arrach&#xe9; la carte bancaire qu’il tenait &#xe0; la vue de tous dans sa main gauche et s’&#xe9;loignant de lui, s’approchait du gar&#xe7;on blond, toujours occup&#xe9; par sa transaction interminable, inconscient de ce qui se passait, sorte de film d’horreur r&#xe9;aliste, sans aucune autre bande son que le frottement sourd de la veste en cuir du motard. Avec la crosse du pistolet, le motard le frappa par surprise dans la nuque, d’un coup lat&#xe9;ral qui l’envoya s’&#xe9;crouler sur sa droite, s’affalant presque sur lui-m&#xea;me, ses jambes le l&#xe2;chant avant tous le reste, sous l’effet de la douleur et de la surprise sans doute. Le silence &#xe9;tait bris&#xe9;, un dr&#xf4;le de bruit d’os retentit avec le coup, et le gar&#xe7;on blond avait hurl&#xe9;. Il &#xe9;tait d&#xe9;sormais &#xe9;tal&#xe9;, tressautant, juste devant le distributeur de billet. Le motard, agac&#xe9;, voulut le pousser, mais il ne r&#xe9;ussit qu’&#xe0; le faire s’&#xe9;crouler un peu plus. Apr&#xe8;s s’&#xea;tre retourn&#xe9; quelques instants pour tenir en joue Sacha et Marie, triste fa&#xe7;on de leur rappeler leur impuissance, il se concentra sur le gar&#xe7;on blond et, bott&#xe9; de cuir, le roua de coup de pied jusqu’&#xe0; ce qu’il use de ses derni&#xe8;res forces, de ses derniers morceaux de conscience, pour ramper &#xe0; quelques centim&#xe8;tres de l&#xe0;, en direction de Marie et Sacha. Satisfait de la place qui lui &#xe9;tait laiss&#xe9;e libre, le motard arr&#xea;ta ses coups et se concentra sur le distributeur.&amp;quot;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 09 Nov 2006 21:27:00 GMT</pubDate></item><item><title>Lawrance Welk meets Velvet Underground - Sister Ray</title><dc:creator>Paul Austere</dc:creator><link>http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2006/10/27/2889422.html</link><category>Youtube Fridays</category><comments>http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2006/10/27/2889422.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://allendtomorrow.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/2889422/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2006/10/27/2889422.html</guid><description>&lt;p&gt;Comment &#xea;tre tr&#xe8;s dr&#xf4;le avec tr&#xe8;s peu de chose : un poil de talent, une bonne id&#xe9;e, de la chance, beaucoup de chance, et surtout, une extraordinaire coincidence de gestes, de rythmes, et d&apos;antagonismes. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/i48BP1PUoFI&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; wmode=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 27 Oct 2006 14:48:00 GMT</pubDate></item><item><title>Notre (derni&#xe8;re) nuit ardente Partie 1</title><dc:creator>Paul Austere</dc:creator><link>http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2006/10/26/3007723.html</link><category> nos nuits ardentes- roman en ligne et en direct</category><comments>http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2006/10/26/3007723.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://allendtomorrow.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3007723/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2006/10/26/3007723.html</guid><description>&lt;p&gt;Extrait des r&#xe9;p&#xe9;titions de Nos Nuits Ardentes (roman), Chapitre 3 page 1:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Radiohead - Hunting Bears&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;object id=&quot;dewplayer&quot; codebase=&quot;http://fpdownload.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.c
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&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sacha devait rejoindre Marie et leurs amis communs dans un bar, peu avant 23 heures. Malgr&#xe9; son retard d&#xe9;j&#xe0; bien consomm&#xe9;, il s’arr&#xea;ta devant un distributeur automatique de billets. Sans doute Marie &#xe9;tait-elle d&#xe9;j&#xe0; dans le bar, souriante et heureuse, seulement trahie par les tapotements irr&#xe9;guliers de son pied contre le socle en m&#xe9;tal de la table &#xe0; laquelle elle &#xe9;tait assise. A son arriv&#xe9;e, elle n’arr&#xea;terait pas de sourire, fondrait dans ses bras et se laisserait lentement glisser contre son torse pour enfin sentir ses baisers couvrir ses cheveux. Elle ne dirait rien &#xe0; propos de son retard. Pas tout de suite. Plus tard dans la soir&#xe9;e, au moment le plus impr&#xe9;vu, elle se retournerait s&#xe8;chement vers lui, et quand ses cheveux glisseraient &#xe0; travers l’air pour laisser appara&#xee;tre son visage si fragile, il verrait une &#xe9;tincelle dans ses yeux, sans qu’elle ne dise rien d’autre, sans qu’elle ne se plaigne au sujet de quoi que ce soit. Cette simple petite &#xe9;tincelle dispara&#xee;trait au bout de quelques secondes, juste avant qu’une autre personne ne la voit et Sacha serait le seul &#xe0; s’en rappeler, le seul &#xe0; avoir &#xe9;t&#xe9; frapp&#xe9;, le seul &#xe0; en chercher la signification, investiguant en vain le sourire renouvel&#xe9; de Marie, chacune de ses paroles, de ses faits et gestes, sa fa&#xe7;on de fumer les cigarettes, interpr&#xe9;tant le moindre nuage de fum&#xe9;e exhal&#xe9; par ses l&#xe8;vres lisses et douces comme une mise &#xe0; mort. Las, il arr&#xea;terait et n’aurait plus qu’&#xe0; faire dispara&#xee;tre ce souvenir qui encore, au cours de la soir&#xe9;e, se superposerait par le biais de son imagination au visage muet de Marie, le temps stopp&#xe9; autour d’elle. Les heures passant, il oublierait son tourment, il se balancerait dans les bras de Marie au son de la musique, l’embrassant, respirant l’air autour d’elle, cet air qui partagerait tant de choses avec l’odeur de sa peau, il lui sourirait et &#xe0; ce moment-l&#xe0;, dans la solitude d’une &#xe9;treinte, ce masque reviendrait, l’espace d’un seul instant, sur le visage de Marie. Il sentirait ses membres &#xe0; lui faiblir, incapables de soutenir son corps accabl&#xe9; encore un peu plus et dans un ultime geste, il essaierait de la repousser juste au moment o&#xf9;, de ses bras soudain plein de forces, Marie le retiendrait et le serrerait contre elle, mettant fin &#xe0; tout contact visuel, mettant fin &#xe0; tout grief, le pardonnant, simplement. Le pardonner de rien, le pardonner pour un rien. C’&#xe9;tait aussi simple.&amp;quot;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 26 Oct 2006 19:40:00 GMT</pubDate></item><item><title>The Cure - Charlotte Sometimes</title><dc:creator>Paul Austere</dc:creator><link>http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2006/10/20/2889789.html</link><category>Youtube Fridays</category><comments>http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2006/10/20/2889789.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://allendtomorrow.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/2889789/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2006/10/20/2889789.html</guid><description>&lt;p&gt;&#xe7;a pourrait &#xea;tre du Cocteau ou du Carpenter. &#xe7;a permet de voir &#xe0; quoi ressemble vraiment Robert Smith.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et avant tout, gardez &#xe0; l&apos;esprit qu&apos;il ne faut jamais, jamais, appr&#xe9;hender ce genre de musique comme de la musique &amp;quot;gothique&amp;quot;. Ce n&apos;est pas de la musique &amp;quot;gothique&amp;quot;. C&apos;est simplement de la musique. Il n&apos;y rien de gothique, parce que Cocteau n&apos;est pas gothique. Le gothique n&apos;a fait que vulgariser tout &#xe7;a, comme le porno vulgarise le sexe. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
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Pour moi, c&apos;est l&apos;histoire d&apos;une jeune fille qui essaie d&apos;&#xe9;chapper &#xe0; ces pulsions (envers les gar&#xe7;ons) et s&apos;imagine vivre dans un si&#xe8;cle pass&#xe9;, pensant que si elle avait v&#xe9;cu &#xe0; cette &#xe9;poque, elle n&apos;aurait pas eu ces pulsions.
A la fin, elle se rend compte de son erreur. Rien ne peut chasser notre nature, m&#xea;me pas les si&#xe8;cles.</description><pubDate>Fri, 20 Oct 2006 15:35:00 GMT</pubDate></item><item><title>If You Rescue Me (Velvet Undergroudn vs Michel Gondry)</title><dc:creator>Paul Austere</dc:creator><link>http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2006/10/13/2889697.html</link><category>Youtube Fridays</category><comments>http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2006/10/13/2889697.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://allendtomorrow.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/2889697/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2006/10/13/2889697.html</guid><description>&lt;p&gt;M&#xea;me si la vid&#xe9;o parait bizarre, elle permet de voir &amp;quot;If You Rescue Me&amp;quot;, reprise d&apos;After Hours du Velvet, extrait de la Science des R&#xea;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et oui, cette repr&#xe9;sentante locale de la SPA a l&apos;air un peu trop sexy pour &#xea;tre vrai. Mais si elle est sinc&#xe8;re, alors elle est touchante. &lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu&apos;il arrive, c&apos;est encore une de ces p&#xe9;pites que l&apos;on ne trouve que sur Youtube. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la po&#xe9;sie pure parce que path&#xe9;tique, touchant, intime. Quelque part, c&apos;est humain, humain comme les humains devraient l&apos;&#xea;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 13 Oct 2006 14:21:00 GMT</pubDate></item><item><title>Quand serons-nous des fant&#xf4;mes ? Partie 4 (fin)</title><dc:creator>Paul Austere</dc:creator><link>http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2006/10/12/2888836.html</link><category> nos nuits ardentes- roman en ligne et en direct</category><comments>http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2006/10/12/2888836.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://allendtomorrow.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/2888836/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://allendtomorrow.canalblog.com/archives/2006/10/12/2888836.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Extrait des r&#xe9;p&#xe9;titions de Nos Nuits Ardentes (roman), Chapitre 2 page 4 (fin):&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devendra Banhart - An Island&amp;nbsp; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;object id=&quot;dewplayer&quot; codebase=&quot;http://fpdownload.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.c
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&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-Tr&#xe8;s bien la serveuse est un fant&#xf4;me, c’est s&#xfb;r, avoua Sacha. Ce qui nous ram&#xe8;ne au m&#xea;me point, on a pas avanc&#xe9; d’un centim&#xe8;tre : depuis quand est-elle un fant&#xf4;me ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-&#xe7;a, elle seule le sait. Son entourage proche aussi, peut-&#xea;tre, s’ils la connaissent vraiment bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-Suffit de lui demander. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-Fais-le toi lui r&#xe9;pondit-elle du tac au tac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-C’est ton truc &#xe7;a, c’est &#xe0; toi de lui demander.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-Non. J’ai pas envie de lui demander. C’est tr&#xe8;s personnel. Pourquoi est-ce que je voudrais le savoir, s’indigna-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-Parce que c’est toi qui a &#xe9;bauch&#xe9; toute cette th&#xe9;orie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-Ce n’est pas qu’une th&#xe9;orie. Et &#xe7;a m’effraierai de savoir ce genre de chose. &#xc7;a m’effraie d&#xe9;j&#xe0; bien assez de comprendre la r&#xe9;alit&#xe9; des choses. Je ne veux pas en savoir trop. Trop savoir, trop comprendre, &#xe7;a pourrait me transformer en fant&#xf4;me. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-Tu me le dira &#xe0; moi, pronon&#xe7;a-t-il tout doucement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-Quoi ? &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-Le jour o&#xf9; tu sera un fant&#xf4;me, tu me le dira ? Tu me pr&#xe9;viendra ? Tu me dira ce qui s’est pass&#xe9;, tu m’expliquera pourquoi et comment ?Tu me fais assez confiance pour me dire ce genre de choses, tu m’aimes assez pour me r&#xe9;v&#xe9;ler &#xe7;a au moment o&#xf9; &#xe7;a arrivera ? &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-Crois moi, tu deviendra un fant&#xf4;me bien avant moi, se d&#xe9;fendit Marie !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-Je m’en fous de ce que je serai, on s’en fout de moi, te cache pas derri&#xe8;re moi, r&#xe9;ponds moi, dis moi la v&#xe9;rit&#xe9; …&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-&#xc7;a n’arrivera pas. Je ne deviendrais pas un fant&#xf4;me. Ou alors je me tuerai juste &#xe0; ce moment-l&#xe0;, juste au moment o&#xf9; je l’aurais compris. Mais je ne serais jamais un fant&#xf4;me, je serai toujours une adolescente et si un jour je ne le suis plus, j’attacherai cette adolescente que j’&#xe9;tais, je l’attacherai &#xe0; moi, je la garderai contre mon &#xe9;paule, de force s’il le faut, elle sera toujours l&#xe0;, elle pourra me parler &#xe0; l’oreille, me donner de mauvais conseil, me forcer &#xe0; faire des idioties. Si je dois finir comme une vieille folle, alors je finirai comme une vieille folle. Je ne serai jamais un fant&#xf4;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-Ce jeu n’est plus dr&#xf4;le. Je n’ai plus envie de &#xe7;a, se plaignit Sacha&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-Ce n’est pas un jeu, avoua Marie, presque r&#xe9;sign&#xe9;e… &amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juste &#xe0; ce moment-l&#xe0;, l’adolescente en rouge apparut en bas de l’immeuble, elle avan&#xe7;a sur le trottoir, comme si elle marchait normalement, comme si elle s’&#xe9;loignait vraiment du caf&#xe9;, et puis parvenu &#xe0; une distance raisonnable, elle se retourna d’un coup et fixa la baie vitr&#xe9;e. Pour confirmer ses doutes, elles se trouva nez &#xe0; nez, &#xe0; quelques dizaines de m&#xe8;tres de hauteur, avec Sacha et Marie qui l’observaient, une lueur dans leurs regards simplement plus triste que tout &#xe0; l’heure. Elle les fixa &#xe0; son tour pendant un bon moment, esp&#xe9;rant qu’ils craquent avant elle et voyant que cela n’arriverait pas, leur tira la lange de toute ses forces, qui, depuis la baie vitr&#xe9;e, ressemblait &#xe0; un minuscule carr&#xe9; tout rose. S&#xfb;r qu’elle n’&#xe9;tait pas un fant&#xf4;me. &amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 12 Oct 2006 10:01:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>